Home Uncategorized RDC/Santé-Environnement: Pollution de la rivière Kasaï, une marrée humaine victime des retombées...

RDC/Santé-Environnement: Pollution de la rivière Kasaï, une marrée humaine victime des retombées y afférentes…

147
0

Face à la pollution de la rivière Kasaï, la ministre annonce qu’une commission d’experts est déjà à pied d’œuvre pour comprendre les origines de ladite pollution. Entre-temps, CRREBaC rapporte qu’environ 2 millions des personnes sont touchées par les retombées de ladite pollution et leur santé est en danger.


En effet, en date du 31 Juillet 2021, les eaux de la rivière Kasaï ont subitement changé de couleur, à la grande surprise des populations du Kasaï. Les eaux ont tout de suite prise une coloration tantôt rouge, tantôt jaune…
Suite à cette pollution, plusieurs espèces aquatiques ont été retrouvées mortes sur les rives de ladite rivière… Les poissons ont été retrouvés morts avec des traces des plaies…
En date du 9 Août 2021, le député élu du Kassaï, l’honorable Mafuta, a adressé une lettre ouverte à la vice première ministre en charge de l’environnement et développement durable, Madame Eve Bazaiba Masudi.
Il était question dans cette lettre, l’occasion pour cet élu, de circonscrire les dégâts ayant découlé de ladite pollution.


En date du vendredi 13 Août 2021, la ministre en charge de l’environnement et développement durable, a réuni à Kinshasa, le cocus des députés élus du Kasaï, autour toujours de cette question de la pollution de la rivière Kasaï.
Ces députés sont revenus d’amblée sur les probables causes de la pollution. Pour ces élus, la dégradation écosystèmique de la rivière Kasaï, résulterait d’une exploitation minière en amont, en Angola, d’où la rivière Kasaï prend ses sources.


Même si les résultats du laboratoire tardent à venir pour mesurer le degré du danger que courent les habitants qui se livrent à la consommation des espèces halieutiques de la rivière Kasaï, la ministre et les députés ont réitéré l’interdiction de consommer les poissons retrouvés morts, mais aussi de s’abstenir d’utiliser l’eau de la dite rivière.


Pollution de la rivière Kasaï, qu’en sait le gouvernement Congolais ?

Revenant sur la même situation lors du conseil des ministres conduit par Félix Antoine TSHISEKEDI, président du pays, le communiqué final dudit conseil, quelques décisions ont été prises.
<< Cette malheureuse circonstance occasionnée par le déversement des substances toxiques sur les rivières Tshikapa et Kasaï par une usineen Angola >>,... affirme un extrait du communiqué du compte rendu du conseil des ministres du vendredi 13 Août 2021 dernier.
Cette pollution, poursuit le communiqué, a déjà entraîné d’énormes dégâts sur la vie de nombreux citoyens et sur l’environnement.


Qu’en pense le président de la République ?

Face à cette pollution, << le Président de la République a demandé au Gouvernement de prendre, en urgence, les mesures idoines pour assurer la protection de la population ainsi que la sauvegarde del’écosystème des régions traversées par cette rivière >>. Le conseil des ministres, reconnaît en cette situation, une urgence, si bien qu’il << requiert une évaluation rapide des dégâts pour gérer efficacement la pollution des eaux >>. précise le document. 
<< Le Président de la République a lancé un appel à la solidarité de la communauté internationale pour venir au secours des populations en danger. Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères a été instruit de prendre les dispositions nécessaires en vue d’obtenir desexplications auprès de l’Ambassadeur de l’Angola accrédité en RDC quant à la survenance de cette situation et d’envisager la réparation des préjudices causées >> chute le communiqué.


Pollution des eaux,… pour quel impact sanitaire ?

Jusqu’à présent, une étude publiée ce jeudi 19 Août 2021, par le Centre de recherche en ressources en eau du bassin du Congo (CRREBaC) de l’Université de Kinshasa; rapporte qu’à peine 2 millions de citoyens sont exposés ou touchés par les risques de la pollution de la rivière Kasaï.

Ladite étude insinue que parmi les retombées négatives répertoriées urgemment figurent:  La pollution des eaux, la perturbation de la pêche, l’intoxication et la perte de la faune et la flore aquatique, les maladies d’origine hydrique pour les populations riveraines, le manque d’accès aux services d’eau à usage domestique et de récréation. 

Accélération du danger!

La façon dont évolue la situation relative à cette pollution, porte à croire que les risques et possibilités pour les eaux polluées d’atteindre en un rien de temps le fleuve Congo à Kwamouth, et puis Kinshasa,… ne sont pas à écarter. Cette évidence probable, se justifie par le fait qu’il y a un rapprochement entre la station de surveillance CRREBaC, (située à Kutu Moke ) et les zones citées. Notamment Kwamouth situé à environ 140 km de Kutu-Moke, et Kinshasa, situé à 190 km de Kwamouth.

Comment faire face à ce danger ?

L’étude du CRREBaC suggère que la RDC se  rassure de l’arrêt des déversements des polluants dans les rivières à partir de la source en Angola, il suggère également l’établissement d’un plan des mesures hydrodynamiques et d’échantillonnage d’eau, des sédiments et de la biodiversité aquatique en amont et en aval de la station, en vue de déterminer l’ampleur de la charge polluante. 

En outre, le gouvernement Congolais devrait prendre le courage d’évaluer l’impact socio-économique et environnemental de la pollution et proposer des mesures d’atténuation et de réparation ; Renforcer la capacité opérationnelle de la station de surveillance du Centre de Recherche en Ressources en Eaux du Bassin du Congo et dupliquer ce modèle sur d’autres points sensibles, notamment les zones d’exploitations minières et industrielles; et au finish, mettre en œuvre une stratégie de communication pour mieux informer les communautés riveraines, pour se rassurer qu’elles sont sécurisées.

 S’il faut y revenir, en date du 31 juillet 2021 dernier, les habitants du Kassaï, ont été surpris que les eaux de la rivière Kasaï avaient changé de couleur, et occasionné la mort des poissons, des hypopotames et autres espèces aquatiques.

Immédiatement, plus de 400 personnes riveraines de la rivière Kasaï avaient été touchées par une diarrhée, avant que les populations des régions d’Idiofa et Bagota, ne soient plongées dans une situation d’extrême carence alimentaire.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here